Actualité du mois

Léa chiffons, couturière de rêves et aussi confidente

Véronique Coulon
Une robe de mariée
Une autre robe de mariée
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Véronique Coulon a choisi le nom de Léa en hommage à sa grand-mère quelle regardait coudre. Pour éviter de faire fuir d’éventuelles clientes, elle a ajouté « chiffons » pour dé­mocratiser le savoir-faire.

AU SERVICE DES AUTRES

Véronique apprécie de travail dans son atelier. Dans une pièce réservée à la couture, elle s’ins­talle sur la grande table, déplie les tissus que les clients lui apportent pour la confection. « J’aime tout faire, je ne veux pas toujours faire la même chose, ce ne serait pas amusant, et j’aime bien changer » explique-t-elle. Elle touche à tout : « L’univers des robes de mariées, d’ameublement, une couverture pour un ULM ». La couture, ce n’est pas uniquement faire un ourlet, coudre deux morceaux de tissu ensemble, c’est aussi « une relation humaine, comprendre ce que le client veut, faire avec lui et surtout, qu’il reparte content».

UNE ÉCOUTE PRIMORDIALE

Les gens veulent de plus en plus moderniser leurs habits, customiser une jupe, un pantalon, ils ne jettent plus. « Pour répondre au mieux aux attentes des clients, il faut les connaître ». Il faut savoir quelle image ils veulent renvoyer, dans un courant de mode ou non. mais ce qui flattera leur silhouette. Léa chiffons répond aussi « aux attentes de personnes perdues : “Je ne sais plus comment m’habiller, je ne suis plus comme avant”. Le travail de couture est un travail qui tient au corps, on est dans l’intimité, on est
proche du corps à habiller. «.la cliente arrive, elle se déshabille, quand il y a un essayage ou une retouche à faire, la relation est complète, on parle de tout, les gens se confient vraiment ». Léa est seule avec le ou la client(e), c’est un vrai tête-à-tête. « Je sais des choses sur les mariées que même leurs mamans ne savent pas forcément, ça touche à l’intime, leur goût, leur corps.. »De quoi qu’il s’agisse, même pour une pièce que le client voudrait faire retoucher, il y a toujours un peu d’humain, et « c’est ce qui me motive ».